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Fernand Labrie (1937 – 2019)

Officier (1991)

Professeur émérite de l’Université Laval, très cité dans les domaines de l’endocrinologie et de la pharmacologie, Fernand Labrie était réputé pour s’être intéressé aux pathologies hormonosensibles et pour avoir mis en évidence le mécanisme de l’intracrinologie. Il a été médecin, en qualité de clinicien-chercheur, au Centre hospitalier de l’Université Laval (CHUL) de 1972 à 2011. Sur plusieurs décennies, son équipe de recherche a fait des découvertes qui ont conduit à la mise au point de méthodes de dépistage et de traitement du cancer de la prostate. Elle a aussi élaboré des approches thérapeutiques prometteuses contre le cancer du sein, tout particulièrement avec la découverte de l’acolbifène, un puissant antioestrogène.

M. Labrie naquit à Québec en 1937. Après avoir terminé sa médecine à l’Université Laval, en 1962, il a accompli une résidence en médecine interne (1962 et 1963) à l’Hôtel-Dieu de Québec, puis il a aussitôt entrepris un doctorat en endocrinologie à l’Université Laval. Il a fait des études postdoctorales en Angleterre, d’abord au laboratoire de biochimie du professeur Asher Korner (1966-1968), et ensuite au laboratoire de biologie moléculaire du nobélisé Frederick Sanger (1968-1969).

Dès l’obtention de son doctorat, en 1966, il intégra le corps professoral de l’Université Laval, l’établissement où il a enseigné pendant pas moins de quarante-cinq ans.

En 1969, il y monta le Laboratoire de recherche en endocrinologie moléculaire (LREM). Quelques années plus tard, le LREM a déménagé hors campus, soit au CHUL. Au fil du temps, ce laboratoire, sous la houlette dynamique de M. Labrie, a grossi en taille et en effectif, diversifiant grandement sa thématique scientifique afin de demeurer en pointe, à telle enseigne qu’on l’a rebaptisé Centre de recherche en endocrinologie moléculaire et oncologique, en 2002, puis Centre de recherche en endocrinologie moléculaire et oncologique et génomique humaine en 2009.

En outre, de 1983 à 2009, M. Labrie a assuré la direction scientifique du Centre de recherche du CHUL, lequel, pendant cette période, a connu une évolution, assez fortement poussée par l’essor du LREM, qui a suscité l’émergence d’entreprises biotechnologiques comme Æterna Zentaris, Anapharm, BioChem Vaccins, Infectio Diagnostic et EndoRecherche (démarrée par le Dr Labrie, en 1985, et enrichie de la filiale EndoCeutics en 2006).

Au moment de son décès, survenu en 2019, M. Labrie était à la tête d’EndoCeutics, une société pharmaceutique centrée sur la santé de la femme, qui s’était engagée dans les premiers stades de production de l’IntrarosaMD, un traitement médicamenteux contre divers troubles présents chez la femme ménopausée tels que la dyspareunie, la sécheresse vaginale et la perte de désir sexuel.

Enfin, très soucieux de rentabiliser les efforts de recherche, il participa à la création de deux entités économiques (respectivement en 1994 et en 2002), où il a été passablement actif : la Société Innovatech Québec et Chaudière-Appalaches ainsi que le Pôle Québec Chaudière-Appalaches (transformé en Québec International en 2010). Il a été président du C. A. de la première, de 2008 à 2010, et de la seconde, de 2012 à 2017.

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