Gouvernement du Québec. Retour à la page d'accueil.

Ordre national du Québec - Honneur au peuple du Québec

Restaurer la taille du texteAugmenter la taille du texte


Léa Roback (1903 – 2000)

Chevalière (2000)

Née à Montréal en 1903 de parents juifs polonais, Léa Roback a vécu son enfance à Beauport, près de Québec.

En 1919, elle décroche un emploi à la British American Dyeworks, puis, en 1922, elle devient caissière au théâtre His Majesty's. Elle part pour l'Europe en 1925, d'où elle revient en 1926, pour aller travailler à New York en occupant de petits boulots, avant d'aller rejoindre son frère, étudiant à Berlin, et de se rendre en Italie. Le 1er mai 1929, elle entre au Parti communiste. En 1932, elle rentre au Canada et se joint au Parti communiste canadien; elle fait face à la vague fasciste qui sévit ici, comme en Espagne et en Italie. À cette époque, elle travaille au Young Women's Hebrew Association (YWHA). En 1934, elle fait un séjour en Russie et, à son retour, elle accepte de travailler pour Fred Rose, candidat communiste dans la circonscription de Cartier, un secteur défavorisé. Elle accepte la charge d'une librairie marxiste, surveillée par l'escouade rouge de la police.

De 1936 à 1939, elle entre dans l'Union internationale des ouvriers du vêtement pour dames (UIOVD) et elle organise une grève ralliant des Juives, des Canadiennes françaises, des immigrantes. De 1941 à 1952, elle travaille à RCA Victor, d'où elle est chassée pour avoir fait de l'organisation syndicale. Après quoi, elle est réembauchée à cause d'une directive qui interdit le congédiement pour un tel motif. Déçue de la tournure des événements en URSS et en Hongrie, et en raison de la question nationale au Canada, elle démissionne du Parti communiste en 1958. En 1960, c'est la naissance de la Voix des femmes, dont la première présidente est Thérèse Casgrain et qui, outre Léa Roback, regroupe, notamment, Jeanne Sauvé, Solange Chaput-Rolland, Simone Monet-Chartrand.

En 1993, elle inspire aux militantes la création de la Fondation Léa-Roback, destinée à l'éducation des femmes, soit à partir de l'alphabétisation jusqu'à l'enseignement universitaire.

Léa Roback a milité contre l'exclusion, la violence, le racisme et l'injustice. Socialiste, mais aussi féministe, elle a été de toutes les luttes, autant pour aider des jeunes filles à avorter de façon sécuritaire que pour obtenir le droit de vote pour l'ensemble des Québécoises.

Recherche dans le site

Accessibilité   |   Politique de confidentialité   |   Règlement sur la diffusion de l'information

Gouvernement du Québec
© Gouvernement du Québec, 2017