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Ordre national du Québec - Honneur au peuple du Québec

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Lise Payette

Officière (2001)

Elle quitte Saint-Henri pour se rendre en Abitibi, où elle travaille au journal local La Frontière et à la station radiophonique CKRN en 1956-1957, puis part pour Paris où elle collabore, notamment, au mensuel Châtelaine en même temps qu'au quotidien Le Nouveau Journal, Lise Payette tisse déjà la trame d'une vie qui se déroulera sous le signe d'un engagement indéfectible envers des valeurs et des convictions qu'elle s'efforcera de faire partager au plus grand nombre possible de gens, et ce, par une multitude de moyens très souvent inédits et audacieux.

Animatrice du plus populaire des « talk-show » jamais diffusés au Québec, ministre d'État au Développement social ou à la Condition féminine, ministre des Consommateurs, Coopératives et Institutions financières, présidente du comité organisateur des inoubliables Fêtes nationales sur le mont Royal en 1975 et présidente d'honneur du 50e anniversaire du droit de vote des femmes au Québec en 1990, elle mène plusieurs carrières de front.

Après avoir apprivoisé le domaine de la radio à Trois-Rivières et à Rouyn, Lise Payette fait son entrée à la station de Radio-Canada à Paris en 1961, avec l'émission Interdit aux hommes. C'est à partir de 1966 que Place aux femmes la fera vraiment connaître de toute la population québécoise. Après sept années de radio quotidienne à Radio-Canada, en 1972 elle aborde cette fois la télévision quotidienne avec Appelez-moi Lise. À la mesure de son image, cette émission permet à Lise Payette de se gagner la faveur d'un vaste public qui lui demeurera fidèle jusqu'à la fin de l'émission en 1975.

En 1976, Lise Payette offre ses services à René Lévesque; ainsi, elle devient candidate à l'élection qui s'annonce. Élue, elle se révèle une source d'espoir pour toutes les femmes du Québec qui voient en elle une ambassadrice de leurs revendications et de leur quête d'égalité.

Son mandat l'amène à travailler pour l'obtention de meilleurs services de garde et de garderies, pour la création de centres d'aide aux femmes en difficulté et pour l'augmentation des fonds à consacrer pour les femmes chefs de famille monoparentale. Elle met sur pied un bureau de la condition féminine dans douze ministères, dont le ministère du Travail, et elle travaille à la reconnaissance du statut de travailleuse pour les femmes collaboratrices de leur mari. Elle est maître d'œuvre de la réforme de l'assurance automobile du Québec et de la création de la Société de l'assurance automobile du Québec, ainsi que du Code de la protection du consommateur. Elle crée aussi la Société de développement coopératif. Si, le soir de la victoire électorale, elle est aux côtés du premier ministre René Lévesque, elle le sera également le soir de la défaite référendaire. À l'élection d'avril 1981, Lise Payette ne sollicite pas le renouvellement de son mandat. Dans les mois qui suivent son départ du monde politique, elle rend compte de son expérience dans un livre intitulé Le pouvoir, connais pas.

Depuis, Lise Payette partage son temps entre l'écriture, la radio, la télévision et la production audiovisuelle. Ses écrits pour la télévision, commencés en 1982, lui ont permis d'entreprendre une nouvelle carrière qui dure encore aujourd'hui.

Lors de la remise des Gémeaux 1998, Lise Payette recevait le Grand Prix de l'Académie, un honneur pour récompenser l'ensemble de sa carrière. En l'an 2000, elle recevait la toute première Médaille d'honneur remise, tous les dix ans seulement, par le Mouvement national des Québécois et des Québécoises.

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