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Lise Payette (1931 – 2018)

Officière (2001)

Féministe engagée, Lise Payette a été tour à tour une intervieweuse radio talentueuse, une animatrice télé adulée, une parlementaire performante ainsi qu’une auteure appréciée pour ses téléromans, ses dramatiques et ses documentaires.

Lise Ouimet naquit à Verdun en 1931. Sa scolarisation s’est déroulée à Montréal, notamment au pensionnat Sainte-Angèle. En 1951, elle épousa André Payette, qui allait débuter dans la presse écrite en 1953.

En 1954, elle décrocha un emploi à la station radiophonique trifluvienne CHLN. En 1956-1957, à Rouyn, elle travailla à l’hebdomadaire La frontière en qualité de rédactrice et à la station CKRN de Radio-Nord comme animatrice de l’émission La femme dans le monde. En 1958, suivant toujours son mari dans ses déplacements professionnels, elle partit pour Paris. Jusqu’en 1964, elle collabora, plus ou moins régulièrement, depuis la Ville Lumière, au mensuel Châtelaine ainsi qu’à cinq journaux québécois. Au cours de la même période, soit à partir de l’été 1961, elle participa, à titre d’intervieweuse, à l’émission radiophonique Interdit aux hommes, enregistrée à Paris pour Radio-Canada.

De retour au Québec, Mme Payette n’a pas tardé à se faire connaître d’un large public, grâce à la société d’État. Dès l’automne 1965, elle prit le micro à la nouvelle émission Place aux femmes. De 1970 à 1972, elle enchaîna en animant l’émission radiophonique de variétés Studio 11. Puis, pendant trois saisons télévisuelles, elle anima, en compagnie de Jacques Fauteux, le très regardé talkshow quotidien de fin de soirée Appelez-moi Lise. La saison suivante, en 1975-1976, elle revint au petit écran avec Lise Lib, une émission combinant numéros de variétés et interviews, qui était diffusée le samedi, juste avant la Soirée du hockey, et dont elle était l’hôtesse et l’animatrice.

À l’automne 1976, elle entra à l’Assemblée nationale comme députée péquiste de Dorion. Sous René Lévesque, elle fut ministre des Consommateurs, des Coopératives et des Institutions financières (du 26 novembre 1976 au 21 septembre 1979), ministre d’État à la Condition féminine (du 21 septembre 1979 au 30 avril 1981) et ministre d’État au Développement social (du 6 novembre 1980 au 30 avril 1981). À l’élection générale québécoise d’avril 1981, elle ne se représenta pas et abandonna définitivement la politique active.

Son parcours ministériel, bien que court, a été fécond et durablement marquant :

  • elle a impulsé la Société de développement coopératif;
  • elle a amené la création de la Régie de l'assurance automobile du Québec (devenue la SAAQ en 1990) et instauré, dans la foulée, un nouveau régime provincial d’assurance automobile, qui établissait des indemnisations universelles pour les dommages corporels subis lors d’accidents, sans égard à la responsabilité;
  • elle a contribué à ce que la devise des plaques d’immatriculation du Québec passe de « La Belle Province » à « Je me souviens »;
  • elle a été l’artisane du Code de la protection du consommateur;
  • elle a mis sur pied un bureau de la condition féminine dans douze ministères;
  • elle a œuvré, avec succès, pour l’obtention de meilleurs services de garde d’enfants, la création de centres d’aide aux femmes en difficulté et la bonification des dispositifs s’adressant aux mères de famille monoparentale;
  • elle a participé à la modernisation du Code civil en proposant une réforme profonde du droit de la famille.

Par la suite, Mme Payette a connu une carrière variée qui l’a mise en contact avec le grand public par le truchement de l’écriture sous plusieurs formes. Elle publia Le pouvoir? Connais pas! (1982), La bonne aventure (1986), Des femmes d’honneur – une vie privée 1931-1968 (1997), Des femmes d’honneur – une vie publique 1968-1976 (1998), Des femmes d’honneur – une vie engagée 1976-2000 (1999), Le mal du pays (2012) et Le sens du devoir (2016). Elle alimenta de ses textes les téléromans La bonne aventure (1982-1986), Des dames de cœur (1986-1989), Un signe de feu (1989-1991), Marilyn (1991-1994), Les machos (1995-2001) et Les super mamies (2002-2004) ainsi que la mini-télésérie Montréal, ville ouverte (1992). Elle fut, de 1992 à 2003, présidente-fondatrice des productions Point de mire, une maison de production audiovisuelle visant essentiellement la télévision, où elle mettait à profit ses compétences d’auteure-rédactrice. Elle brilla aussi comme chroniqueuse au Journal de Montréal et au Journal de Québec de mars 2004 à novembre 2007, puis au Devoir jusqu’en mai 2016.

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