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Armand Vaillancourt

Chevalier (2004)

Surtout connu comme sculpteur, Armand Vaillancourt s’est aussi révélé par le dessin, la gravure et la peinture, exploitant les possibilités esthétiques d’à peu près toutes les techniques et tous les matériaux. L’artiste exprime ses idées par son œuvre, dénonçant l’injustice, la violence et le racisme. Amoureux inconditionnel du Québec, reconnu hors de nos frontières, il a préféré son pays à la fortune. Près du public et soucieux de voir les jeunes développer leur potentiel artistique et leur liberté d’expression, il leur offre, depuis cinquante ans, des ateliers de création spontanée.

Armand Vaillancourt est né à Black Lake, en 1929. Il a étudié à l'École des beaux-arts de Montréal. Dès le début de ses études en arts, il cherche sa voie, observe le travail des autres, tout en voulant se distinguer. En pétrissant la glaise, il se découvre une passion pour la sculpture. Mais les murs, les matériaux sont trop étroits pour lui. Il sort de l'école et transporte l'art dans la rue.

Dès sa première création, L'Arbre de la rue Durocher (1953-1955), il fait éclater le cadre de la sculpture et des arts de son époque, devenant vite un personnage légendaire. Il épouse toutes les causes humanitaires et défend ses convictions avec fougue. Pionnier de l'affirmation artistique québécoise, il réalisera des créations marquantes, non seulement parce qu'elles dégagent une liberté formelle, mais en même temps parce qu'elles fixent le contexte qui les a fait naître. Armand Vaillancourt est aussi un ardent défenseur de la cause des artistes et de la conservation des œuvres d’art, notamment des sculptures, victimes du temps et, trop souvent, de l’incompréhension des décideurs.

Armand Vaillancourt a créé plus de 3 000 œuvres. Parmi ses pièces monumentales, mentionnons le monument contre la guerre à Chicoutimi (1959); L'Humain, une sculpture commandée par l'École des arts et métiers d'Asbestos (1963); Justice !, sculpture-fontaine contre l'apartheid au Palais de justice de Québec (1980); El Clamor, monument en hommage aux peuples latino-américains à Santo Domingo, en République dominicaine (1985), sans oublier la sculpture-fontaine pour l'Embarcadero Plaza de San Francisco (1967-1971). Au cours des années 1990, l’artiste s'attaque à des œuvres d'envergure plus modeste qui tendent à harmoniser nature et sculpture. Une récente exposition à la galerie Clair-Obscur de Montréal, réunissant sérigraphies, gravures, acryliques et sculptures, démontre qu'à 74 ans, ce militant de la première heure, réputé pour son franc-parler, est toujours en état d'urgence.

Une biographie, Jouer avec le feu, Armand Vaillancourt : Sculpteur engagé, lui a été consacrée par John K. Grande (2001). Le CD-WEB La Toile Magique, réalisé par René St-Pierre, en collaboration avec l’artiste, relate également certains aspects de sa vie et de son travail de création et offre un regard unique sur son univers, fait d'émotion et d'engagement.

Armand Vaillancourt a reçu le prestigieux prix Paul-Émile-Borduas, l’un des Prix du Québec, en 1993, et plusieurs autres distinctions artistiques au Québec, au Canada et aux États-Unis.

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