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Ordre national du Québec - Honneur au peuple du Québec

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Jacques A. Beaulieu (1932 – 2014)

Grand officier (1999)

Né à Saint-Jean-sur-Richelieu en 1932, Jacques Beaulieu fait ses études à l'Université McGill où il obtient son diplôme de maîtrise ès sciences en 1954. Il se joint ensuite au Centre de recherches pour la défense Valcartier (CRDV); ses travaux portent sur les radars et les engins téléguidés. En 1960, il conçoit et met au point deux nouveaux types de spectromètres à micro-ondes pour l'étude de la haute atmosphère. En 1962, le Conseil de recherches pour la défense lui décerne une bourse d'études qui lui permet d'entreprendre une thèse de doctorat sur la physique des interactions photons-phonons au King's College de l'Université de Londres.

De retour au pays en 1965, on lui confie la tâche de diriger un groupe de chercheurs et d'établir à Valcartier un laboratoire dans le domaine de l'électro-optique. Ces travaux le mènent à la découverte du laser au bioxyde de carbone à pression atmosphérique et excitation transversale. Cette nouvelle technique d'excitation laser constitue alors une révolution technologique de première importance dans la réalisation des lasers CO2 pulsés. C'est une percée scientifique qui permettra au CRDV d'acquérir une renommée internationale. Jacques Beaulieu met alors en place des projets de coopération avec le Laboratoire de recherche en optique et lasers (LROL) du Département de physique de l'Université Laval, l'Institut de recherche d'Hydro-Québec (IREQ), le Conseil national de recherches du Canada (CNRC), ainsi que l'Institut national de la recherche scientifique (INRS-Énergie) dans le cadre d'un programme national sur la fusion nucléaire.

À une époque charnière qui préfigurait une expansion décisive de la science et de la technologie dans la grande région de Québec, les travaux de M. Beaulieu ont joué un rôle prépondérant dans l'élaboration des stratégies de renouveau économique et scientifique au Québec, tout particulièrement en ce qui a trait aux domaines du laser, de l'optique et de la photonique. La formation de l'Institut national d'optique (INO) constitue certainement la retombée la plus éloquente du rayonnement de cette percée scientifique.

Au cours de sa carrière, Jacques Beaulieu a reçu de nombreuses récompenses et distinctions professionnelles. Il est titulaire d'un doctorat honoris causa de l'Université de Moncton. L'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences (ACFAS) lui décerne en 1971 la médaille Archambault pour ses contributions remarquables à l'avancement des sciences au Québec, et il devient en 1980 le premier récipiendaire de la médaille J.-Armand-Bombardier en reconnaissance de son apport exceptionnel à la physique industrielle et appliquée au Canada français. En 1978, il reçoit de la Société royale du Canada la médaille Thomas-Eadie attribuée au jeune scientifique dont les recherches ont le plus profondément influencé l'économie et l'industrie canadiennes. Élu membre de la Société royale du Canada en 1980, il a reçu plusieurs autres distinctions honorifiques, tant au pays qu'à l'étranger : une recommandation spéciale du ministre de la Défense en 1989; le prix Denis-Gabor remis par la prestigieuse association américaine Society of Photo-optical Instrumentation Engineers en 1986 soulignant l'importance de ses contributions novatrices à la technologie des lasers; et la médaille 1993 de l'Association canadienne des physiciens pour l'application de ses travaux en physique à la création d'innovations pratiques concrétisées par des produits nouveaux et commercialisables.

Mise à jour

Depuis sa nomination, Jacques Beaulieu a été nommé officier de l'Ordre du Canada en 2002. Il a reçu, la même année, un doctorat honorifique de l'Université Laval et la Médaille du jubilé de Sa Majesté la reine Élisabeth II.

(Mis à jour en mai 2007)

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