Numéro 42 | février  2016

L'infolettre de l'Ordre national du Québec - Honneur au peuple du Québec

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Isabelle Boulay, C.Q.Nouvelle porte-parole du Festival international de la chanson de Granby

En 1991, Isabelle Boulay avait tout juste l’âge qu’il fallait pour pouvoir participer au Festival international de la chanson de Granby (FICG). Cette année-là, elle y a remporté le concours dans la catégorie Interprète. Son parcours musical était ainsi lancé! À l’aube de ses 25 ans de carrière, la polyvalente chanteuse a accepté, au début de février, le rôle de porte-parole du prochain FICG, qui se déroulera du 17 au 27 août 2016.

Soulignons que Mme Boulay est à l’image du qualificatif international du FICG, totalisant, en Europe, 3,5 millions d’exemplaires vendus pour ses multiples albums.

Ajoutons qu’elle a, en 2015, mis la main sur le Félix Spectacle de l’année – interprète, pour son concert Merci Serge Reggiani, qui s’appuie sur son album du même nom (certifié platine au Canada et en France) et dont la tournée sur le Vieux Continent s’est achevée en décembre dernier.

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Dernier coup de chapeau pour la légende vivante du jazz canadien

Le 22 janvier 2016, lors du 10e Festival de jazz de Port-au-Prince, Oliver Jones, C.Q., annonçait qu’il entamait la dernière année de son éclatante carrière de musicien. Né en 1934 de parents d'origine barbadienne, le pianiste aux notes bleues a grandi dans le même quartier montréalais que son mentor et ami Oscar Peterson, C.Q. Ce dernier a été fait chevalier de l’Ordre national du Québec trois ans avant lui.

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Sylvie Bernier, C.Q., et Yves Lamontagne, C.Q., nommés au sein d’un comité chargé de conseiller Justin Trudeau

Le 19 janvier 2016, la ministre fédérale des Institutions démocratiques annonçait la création du Comité consultatif indépendant sur les nominations au Sénat et dévoilait, du même coup, sa composition.

Ce comité se veut un organe autonome dont le mandat consiste à donner, au premier ministre du Canada, des avis impartiaux et non contraignants ayant valeur d’assistance à la décision relativement aux nominations au Sénat.

Il comprend trois membres fédéraux, dits permanents, et vingt-six autres membres, à savoir deux personnes provenant de chacune des dix provinces et de chacun des trois territoires. C'est toujours à cinq membres (les trois membres fédéraux plus deux membres provinciaux ou territoriaux) qu’il se réunira toutes les fois qu'il faudra pourvoir un poste de sénateur.

Au Québec, la médaillée d’or olympique Sylvie Bernier et le psychiatre Yves Lamontagne aideront à proposer de nouveaux sénateurs.

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Pierre Lassonde, O.Q., sans cesse plus proche des arts

Depuis 2015, Pierre Lassonde est officiellement à la tête du conseil d’administration du Conseil des arts du Canada. Son mandat de président devrait prendre fin en 2020.

Néanmoins, M. Lassonde demeure inlassablement au service du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ). Il continue, en effet, de tenir la barre de son conseil d’administration. Et, dernièrement encore, il était coprésident, avec L. Jacques Ménard, O.Q., et Yvon Charest, de la grande campagne de financement de sa fondation. En février 2016, l’objectif de 100 millions de dollars de la fondation était atteint à 95 %.

Par parenthèse, notons que le pavillon Pierre-Lassonde du MNBAQ en est à un stade très avancé de construction. Situé sur la prestigieuse Grande Allée de la capitale, il sera la porte d’entrée du complexe muséal comptant déjà trois autres pavillons. Sur cinq niveaux, on y trouvera billetterie, vestiaire, boutique, café, auditorium de 250 places, ateliers, zones de réparation d’œuvres d’art et, bien sûr, salles d’exposition. L’inauguration est prévue en cours d’année. Le pavillon Pierre-Lassonde, précisons-le, doit en très grande partie sa naissance à l’appui indéfectible de ce généreux mécène et philanthrope qu’est M. Lassonde.

Par ailleurs, signalons que l’exposition Passion privée se poursuit au MNBAQ jusqu’au 23 mai 2016. Une centaine de tableaux de grands artistes québécois (les Lemieux, McEwen, McNicoll, Riopelle, Suzor-Coté, etc.) la compose. M. Lassonde est le possesseur de toutes les toiles, dont sept resteront sur les lieux, car il en a fait don au MNBAQ.

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Gilles Kègle, C.Q., toujours aussi actif!

Gilles Kègle est un infirmier de rue dévoué et attentionné. Il estime que tout être humain mérite un ultime hommage avant de disparaître à jamais. Depuis bien des années déjà, il organise deux fois l’an des funérailles collectives pour des personnes, assez souvent très seules, dont le corps n’est pas réclamé ou qui ne peuvent s’offrir une sépulture. C’est sa fondation éponyme qui prend en charge, de A à Z, les dépouilles. Chacune d’elles est incinérée, puis les cendres sont mises en urne et portées en terre au cimetière de la Souvenance de Québec. M. Kègle y possède un lot de mille emplacements, au quart occupé, qu’on lui a offert.

En 2015, la Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre. Fondation Gilles Kègle a conduit dignement à leur dernier repos cinquante personnes. Toutes ont eu leur nom gravé sur une plaque.

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NOS MEMBRES À L’HONNEUR

Michel Dallaire, C.Q., et Pierre Lassonde, O.Q.

Le 15 avril 2016, à Québec, les hommes d’affaires Michel Dallaire, C.Q., et Pierre Lassonde, O.Q., seront intronisés à l’Académie des Grands Québécois.

Au cours des dernières années y ont été notamment sacrés membres : en 2011, Raymond Brousseau, C.Q., Michel G. Bergeron, O.Q., et Alban D’Amours, G.O.Q.; en 2012, Renée Hudon, C.Q., et Paule Gauthier, O.Q.; en 2013, Louise Forand-Samson, O.Q., et Peter Simons, C.Q.; en 2014, Michel Gervais, O.Q.; en 2015, Marcel Dutil, C.Q., et Denis Vaugeois, O.Q.

À propos de l’Académie des Grands Québécois

Créée en 1989, l'Académie des Grands Québécois a pour objet de souligner, chaque année, le mérite exceptionnel de quatre personnalités qui se sont brillamment illustrées tout au long de leur carrière, chacune dans son secteur : économique, sanitaire, social ou culturel. Cette entité, purement honorifique, relève de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec.

Depuis 2013, le public peut proposer la candidature d’une personnalité marquante susceptible d’être reçue à l’Académie des Grands Québécois. L’intronisation se déroule au printemps, au Fairmont Le Château Frontenac, dans le cadre d’un prestigieux gala.

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Yvan Desgagnés, C.Q.

Le 4 février 2016, Yvan Desgagnés, C.Q., s’est vu conférer le titre de Grand Bâtisseur lors du gala Charlevoix reconnaît, où il a pris la parole (voir la Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre. vidéo YouTube). Un trophée symbolique lui a alors été remis, des mains mêmes du président de la Chambre de commerce de Charlevoix, Julien Dufour. L’an passé, Daniel Gauthier, O.Q., avait droit au même honneur.

M. Desgagnés œuvre toujours au Musée maritime de Charlevoix, qui se trouve dans son village natal, Saint-Joseph-de-la-Rive, ancien haut lieu de la construction navale québécoise. Il s’investit encore au sein d’autres organismes. C’est lui qui a impulsé le parc des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie, grâce à son offre de croisière fluviale lancée en 1987. Officier de marine de carrière et homme d’affaires habile, il a été président-fondateur, pendant quinze années (1972-1987), du Groupe Desgagnés. L’entreprise demeure, avec ses dix-huit navires, une véritable institution dans le transport maritime au Québec et un chef de file du secteur dans le Grand Nord.

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Marcel Dutil, C.Q.

Le 2 février dernier, le quotidien Le Soleil de Québec a présenté, dans un cahier spécial de dix pages, les lauréats et lauréates Le Soleil – Radio-Canada 2015, mis à l’honneur la journée précédente lors d’une soirée hommage qui s’est tenue au Musée de la civilisation de Québec.

Mis à part le grand lauréat, Marcel Dutil, C.Q., les personnes gagnantes étaient choisies parmi les lauréats et lauréates hebdomadaires Le Soleil – Radio-Canada de l’année 2015. On y trouvait, dans la catégorie Société, Henri Brun, C.Q. (lauréat de la semaine du 28 juin) et Élaine Hémond, O.Q. (lauréate de la semaine du 21 juin), qui n’ont malheureusement pas été retenus au final.

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Walter Boudreau, C.Q.

Le 1er février dernier, le Conseil des arts et des lettres du Québec a annoncé, par voie de communiqué, l’attribution d’une bourse de carrière au chef d’orchestre et compositeur Walter Boudreau, C.Q.

La bourse, d’une valeur de 60 000 $, lui permettra de se consacrer à la réécriture de sa symphonie Berliner Momente et à l’édition numérique de partitions de cette œuvre au long cours qu’il a qualifiée de « méga-cycle orchestral ». La mouture finale sera présentée sur trois saisons par l’Orchestre symphonique de McGill sous la propre direction de M. Boudreau.

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Jean-Claude Fouron, O.Q., Jean-Charles Chebat, C.Q., Heather Munroe-Blum, O.Q., et Aurélien Boivin, O.Q.

Au début de février 2016, la plupart des universités québécoises avaient déjà divulgué leurs éméritats pour 2015.

À l’Université de Montréal, le réputé cardiologue-pédiatre Jean-Claude Fouron, O.Q., a été fait professeur émérite.

À HEC Montréal, affiliée à l’Université de Montréal, le grand spécialiste du marketing des services, Jean-Charles Chebat, C.Q., a mérité l’honneur du même privilège.

À l’UQAM, à l’ENAP, à Polytechnique Montréal et à l’Université de Sherbrooke, aucun membre de l’Ordre national du Québec ne figurait parmi les professeurs émérites de 2015.

À l’Université McGill, Heather Munroe-Blum, O.Q., qui y a été la principale et vice-chancelière (rectrice) pendant dix ans (2003-2013), a reçu le titre de Principal Emerita.

À l’Université Concordia, seules deux personnes, n’appartenant pas à l’Ordre national du Québec, ont obtenu le titre de Distinguished Professor Emeritus en 2015.

À l’Université Laval, le directeur du Dictionnaire des œuvres littéraires du Québec (en cours depuis 1971), Aurélien Boivin, O.Q., a reçu officiellement sa médaille d’éméritat en 2015. Créée sur mesure par un artisan de Québec, celle-ci est en bronze frappé et comporte un dessin modelé d’après une photo du pavillon Louis-Jacques-Casault.

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Gérard Le Chêne, C.Q.

À l’occasion du 25e anniversaire du Mois de l’histoire des Noirs (plus précisément en fait de la Table ronde du même nom), la Ville de Montréal a rendu un hommage bien singulier à douze organismes qui œuvrent à faire découvrir les personnes noires, les afro-descendants, l’entrepreneuriat afro et la culture black, laquelle se revendique plus que jamais partie intégrante du concert des nations. Le 19 janvier 2016, un représentant de chaque organisme a apposé sa signature dans le livre d’or de circonstance au Hall d'honneur de l'hôtel de ville de Montréal. C’est Gérard Le Chêne, C.Q., qui, pour l’organisme Vues d’Afrique, l’a paraphé.

M. Le Chêne a été très longtemps seul à la tête de Vues d'Afrique dont il est aujourd’hui le PDG international et qui est mené à présent par sa fille, la directrice générale en titre. Grâce à ses efforts acharnés, Vues d’Afrique est devenu une force incontournable pour le dialogue interculturel et le rapprochement entre les peuples, avant tout en soutenant les cultures comme outil de développement harmonieux des sociétés du Nord et du Sud.

À propos du Mois de l’histoire des Noirs

En 1976, le président des États-Unis Gerald R. Ford reconnaît officiellement le Black History Month.

En 1991, la Table ronde du Mois de l’histoire des Noirs se met en place à Montréal, et ce, avec l’appui solide de l’administration du maire Jean Doré.

En 1992, Montréal est la première municipalité francophone au pays à reconnaître officiellement février comme le Mois de l'histoire des Noirs.

En 1995, le Canada consacre le Mois de l’histoire des Noirs à la suite d’une intervention de la députée noire Jean Augustine devant la Chambre des communes.

En 2006, le Québec adopte le projet de loi visant à faire du mois de février le Mois de l’histoire des Noirs.

En 2016, le Mois de l’histoire des Noirs trouve toujours sa pertinence. Il permet de donner du relief à l’apport noir et, par ricochet, à l’apport créole (historiquement riche en résilience et en inclusion) dans nos sociétés, notamment en francophonie. N’oublions pas que Montréal, Paris, Dakar, Abidjan et d’autres villes créolisées s’érigent en des lieux dynamiques de rapprochement interculturel et interprofessionnel.

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Joé Juneau, C.Q.

Le 15 janvier dernier, Joé Juneau, C.Q., a été distingué par le convoité prix Silver Anniversary Award à la prestigieuse soirée honorifique que tient annuellement la NCAA (American National Collegiate Athletic Association) à l’occasion de son congrès. Le prix est attribué à des élèves athlètes quand arrivent pour eux les 25 ans de la prise de leur diplôme universitaire, eu égard à la réussite de leur parcours universitaire et professionnel. Chaque année, uniquement six personnes le reçoivent, pour l’ensemble des États-Unis.

M. Juneau est diplômé en génie aéronautique du Rensselaer Polytechnic Institute, pour lequel il a évolué au sein de l’équipe de hockey pendant trois ans, soit de 1987 à 1990.

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FENÊTRE SUR LA CRÉATIVITÉ

Le 21 décembre 2015 avait lieu, à Montréal, la première mondiale de Toruk – Le premier envol, en présence du cinéaste James Cameron. Avec ce spectacle fortement inspiré du film Avatar de ce dernier, le Cirque du Soleil mélange savamment l'art de la scène et l'art numérique.

La nouvelle production de la compagnie circassienne québécoise réunit le talent créateur d’une douzaine de concepteurs sous la conduite artistique de Guy Laliberté, C.Q. Elle porte la signature distinctive de deux pionniers du multimédia, Michel Lemieux, C.Q., et Victor Pilon, C.Q., que l’on peut voir en regard du texte sur la photo, prise en juin 2014 juste après qu’ils ont été décorés de l’Ordre national du Québec par le premier ministre.

Se voulant un spectacle de tournée, Toruk – Le premier envol voyagera dans quelque quatre cents villes au cours des prochaines années. Trente-cinq acrobates, des marionnettes, une chanteuse et un comédien raconteront l'histoire des Na’vis coexistant harmonieusement avec la nature mais menacés par une catastrophe écologique. Le toruk, qui donne son nom au spectacle, est un grand oiseau prédateur qui vient renforcer le caractère mythique d’une aventure soutenue par une trame sonore aux accents cinématographiques.

L’album musical du spectacle (47 minutes de pure évasion) est sorti en CD au Québec ce mois-ci, en février.

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LIVRESQUEMENT VÔTRE

Lise Watier – Une vie à entreprendre

En novembre 2015, le livre numérique et interactif Lise Watier – Une vie à entreprendre était lancé sur iTunes. L’ouvrage relate la vie de Lise Watier, G.O.Q., à travers une mosaïque de textes, de photos et d’éléments audiovisuels. La plume de Sandrine Béchade y trace un portrait intime et nuancé de la grande dame de l’entrepreneuriat québécois en huit temps : Obéir (1942-1962), Oser (1962-1968), Foncer (1968-1972), Créer (1972-1984), Tomber (1984-1991), Résister (1991-1997), Rayonner (1997-2008), Rêver (2008-2014).

La biographie, produite techniquement par Vital Productions de Sainte-Adèle, a été financée par le Fonds des médias du Canada et Radio-Canada.

Le long métrage documentaire du même nom avait suscité un grand intérêt lors de sa télédiffusion, l’année dernière, dans le cadre de 1001 vies d’ICI Radio-Canada Télé puis des Grands reportages d’ICI RDI. Il est notamment offert sur iTunes et Google Play.

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Jacques Bouchard – Le créateur de la publicité québécoise

En avril 2014, Les Éditions Québec Amérique faisaient paraître Jacques Bouchard – Le créateur de la publicité québécoise. Cette biographie a été réalisée par la journaliste Marie-Claude Ducas.

Décédé en 2006, il y a tout près de dix ans, Jacques Bouchard, C.Q., était considéré comme étant le père de la publicité québécoise.

En 1959, il fonda avec quelques collègues, le Publicité-Club de Montréal, lequel ne tarda pas à être le lieu privilégié des publicitaires francophones du Québec.

En 1963, dans la métropole québécoise, il démarra, avec Paul Champagne et Pierre Pelletier, la première agence créative d’importance à propriété entièrement québécoise et, par surcroît, exclusivement francophone : BCP.

Chez BCP, il mena de fructueuses campagnes publicitaires, y concoctant des slogans accrocheurs dont certains allèrent faire partie du patrimoine identitaire du Québec.

Mentionnons, par exemple, les suivants :

  • « On est six millions, faut se parler » de Labatt, dont la ritournelle a été composée par François Dompierre, C.Q.;
  • « On est 12,012 [sic] pour assurer votre confort » d’Hydro-Québec;
  • « Dominion nous fait bien manger » de Dominion, présenté par Juliette Huot, C.Q.;
  • « Qu’est-ce qui fait donc chanter les p’tits Simard » de Laura Secord;
  • « Mon bikini, ma brosse à dents » d’Air Canada, porté par Dominique Michel, C.Q.

En s’adressant ainsi judicieusement aux consommateurs francophones, BCP permit à la majorité des Québécois de se reconnaitre et de se valoriser à travers le prisme de la publicité.

Ainsi que l’exprime bien la fiche de présentation de la biographie de M. Bouchard, BCP engendra également toute une économie autour de produits d’ici promotionnés par des spécialistes d’ici pour des gens d’ici :

« [M. Bouchard] […] a jeté les bases d’une révolution qui a eu des incidences sur les plans économique, culturel et même politique. Son travail a été intimement lié tant à l’essor du “Québec inc.” qu’à celui de l’industrie culturelle, en plus de stimuler une fierté nationaliste certaine… ce qui n’a pas empêché ce pionnier de la communication politique d’être, au Canada, un des maîtres d’œuvre de la “Trudeaumanie”! Entrepreneur de premier plan, [M.] Bouchard était par ailleurs une vedette médiatique qui savait allier provocation et séduction pour lancer le débat sur les sujets qui comptaient. Plonger dans l’histoire de sa vie, c’est redécouvrir tout un pan de l’histoire du Québec à une époque aussi effervescente que cruciale. »

Quoi qu’il en soit, on retiendra cette citation venant de M. Bouchard lui-même : « Les publicitaires ont écrit l'histoire des Québécois probablement comme aucun historien et aucun sociologue ne l'auraient pu. »

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