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Ordre national du Québec - Honneur au peuple du Québec

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2 septembre 2002Cérémonie de remise des insignes de 2002 – Chevaliers et chevalières

Transcription

Monsieur Pascal Assathiany

Reconnu comme l’un des grands artisans de l’édition et de la littérature québécoise actuelle et hautement respecté par les auteurs, les libraires et l’ensemble du monde du livre d’ici, vous êtes également, Pascal Assathiany, l’un des meilleurs ambassadeurs du Québec auprès des écrivains et journalistes étrangers. Arrivé au Québec en 1967, après avoir terminé vos études de Lettres en France, vous avez fondé, quelques années plus tard, la compagnie Diffusion Dimédia et vous vous êtes associé aux Éditions du Boréal, dont vous êtes devenu le directeur général en 1989. On vous doit notamment le grand succès remporté par la littérature québécoise au Salon du livre de Paris au printemps de 1999, époque où vous étiez président de l’Association national des éditeurs de livres. Pascal Assthiany, j’ai l’honneur de vous nommer chevalier de l’Ordre national du Québec.

Monsieur Jacques Bouchard 

Considéré comme le père de la publicité québécoise, vous avez été président et cofondateur du Publicité-Club de Montréal en 1959 et cofondateur de l’agence de publicité BCP quelques années plus tard. En 1981, vous avez créé le centre international de publicité sociétale, vos campagnes publicitaires et vos écrits ont véritablement jeté les bases du métier ici au Québec et dans l’ensemble du monde francophone. Loin de vous arrêter, vous avez mis sur pied le Mondial de la publicité francophone et vous prêtez votre nom à un concours institué par l’Office de la langue française, visant à honorer la qualité de la langue française dans la publicité. Jacques Bouchard, j’ai l’honneur de vous nommer chevalier de l’Ordre national du Québec.

Monsieur Marcel Brisebois

Marcel Brisebois, vous avez contribué à plusieurs titres au développement culturel et social du Québec. Directeur général du Musée d’art contemporain de Montréal depuis 1985, votre action a permis de raffermir le rôle du musée dans la société québécoise et sa place parmi les musées d’arts du monde. Licencié en théologie et en philosophie, vous aviez commencé votre carrière à titre de professeur de philosophie au collège de Valleyfield, votre ville natale. Parallèlement à vos fonctions dans l’enseignement, vous avez également fait carrière en tant qu’animateur et interviewer à la Société Radio-Canada. Au cours des nombreuses entrevues que vous avez menées, vous avez toujours su défendre et promouvoir des valeurs humanistes et les grandes idées du monde contemporain, tout en vous adressant à un large public. Marcel Brisebois, j’ai l’honneur de vous nommer chevalier de l’Ordre national du Québec.

Monsieur Hubert De Ravinel

Préoccupé par la condition des personnes âgées, depuis de nombreuses années, vous avez fondé et été directeur de l’organisme Les petits frères des pauvres, voué au bien-être des personnes âgées. Vous avez également fondé l'Association québécoise de gérontologie et été consultant auprès des gouvernements du Québec et du Canada et conseiller du ministre d’État au Développement social sur les questions du vieillissement. L’enseignement de la gérontologie, la publication de plusieurs essais, l’animation d’émissions portant sur le vieillissement et la réalisation de films et de vidéos portant sur divers aspects de la condition des personnes âgées comptent parmi les secteurs où votre action s’est portée. Au cours des dernières années, on vous a retrouvé comme Ombudsman et conseiller à la direction générale de plusieurs centres montréalais de soins de longue durée pour personnes âgées et comme vice-président du bureau québécois de l'Année internationale des personnes âgées et comme vice-président du conseil des aînés. Hubert De Ravinel, j’ai l’honneur de vous nommer chevalier de l’Ordre national du Québec.

Madame Anne Desjardins

Diplômée en géographie, votre carrière dans le monde de la restauration s’amorce en 1979 où, avec votre compagnon, vous avez déniché une petite maison située à Sainte-Adèle et décidé d’y ouvrir un café-restaurant où seront servis de petits plats cuisinés nouvelles manières. Au fil des ans, vous êtes devenue, Anne Desjardins, une véritable ambassadrice de la fine cuisine québécoise, en représentant le Québec un peu partout dans le monde. Ici même au Québec, vous participez régulièrement à des émissions télévisées ou radiophoniques et à des évènements gastronomiques, tout en vous consacrant à l’enseignement culinaire. Votre talent de chef à été reconnu par plusieurs prix prestigieux, au Québec et à l’étranger. Anne Desjardins,  j’ai l’honneur de vous nommer chevalier de l’Ordre national du Québec.

Madame Diane Dufresne

Vous avez littéralement révolutionné le monde du spectacle, renouvelé le métier d’interprète et affranchi le spectateur en lui faisant jouer un rôle actif. Hostile aux compromis, motivée par le dépassement de soi, vous êtes stimulée par le public, votre véritable oxygène. Vous demeurez toujours incroyablement vivante, vibrante, debout, en marge des modes. Vous avez chanté en Europe, au Japon, au Canada et partout au Québec. La République française vous honorait en vous nommant officier des arts et des lettres, pour votre grande contribution à la diffusion de la chanson francophone à travers le monde. L’Assemblée internationale des pays francophones vous nommait chevalier de l’Ordre de la pléiade et vous avez reçu récemment le prix du gouverneur général du Canada pour les arts de la scène. Diane Dufresne, j’ai l’immense honneur aujourd’hui de vous nommer chevalier de l’Ordre national du Québec.

Monsieur Marcel Dutil

Vous avez fondé le groupe Canam Manac en 1973 après avoir œuvré pendant plus de 10 ans dans le domaine de l’acier. Depuis vos modestes débuts dans le village de Saint-Gédéon, vous avez fait de ce groupe un empire aux ramifications internationales. Loin de limiter vos efforts à votre entreprise, vous avez su faire profiter votre communauté de votre réseau d’affaires et de votre savoir-faire en donnant de votre temps pour des œuvres humanitaires et sociales. Pour l’exemple d’esprit d’entrepreneurship que vous donnez aux jeunes de la nation québécoise, j’ai l’honneur, Marcel Dutil, de vous nommer chevalier de l’Ordre national du Québec.  

Monsieur Jacques Lacoursière

Vous êtes reconnu comme le grand vulgarisateur par excellence de l’histoire du Québec. Au gré de votre démarche originale et de votre grand talent de communicateur, vous avez mené sans relâche un travail de pionnier, jouant en histoire le rôle naguère tenu par le scientifique Fernand Séguin. Votre œuvre éducative et pédagogique s’inspire, en outre, de votre souci de faire partager le savoir. Au cours des ans, monsieur Lacoursière, vous avez animé des émissions et tenu des chroniques régulières à la télévision comme à la radio. Parallèlement, vous avez multiplié les ouvrages, les articles et les fascicules qui parviennent à toucher des publics très variés, tout en empruntant des voies de diffusion souvent inédites. Jacques Lacoursière, j’ai l’honneur de vous nommer chevalier de l’Ordre national du Québec.

Madame Francine Lelièvre  

Vous avez fait de l’identité québécoise le fil conducteur de votre réflexion et de votre action depuis les tous débuts de votre carrière. Vous avez dirigé la mise en valeur de lieux historiques et de parcs nationaux au Québec. Vous avez fait partie de la première équipe du musée de la civilisation à Québec. Directrice générale du musée d’archéologie et d’histoire de Montréal à la Pointe-à-Callière depuis son ouverture en mai 92, vous avez par votre vision et par la qualité exceptionnelle de vos réalisations permis au musée de se classer parmi les plus importants musées d’archéologie et d’histoire à l’échelle internationale et de devenir un attrait touristique remarquable. En association avec l’organisme Terres en vues, vous avez, madame Lelièvre, coprésidé au cours de l’année 2001 les manifestations entourant la commémoration du 300e anniversaire de cette fameuse Grande Paix de Montréal. En 1701 à 2001 donc. Reconnu comme un évènement phare de la décennie internationale de la paix par l’UNESCO. Pour toutes ces raisons Francine Lelièvre, j’ai l’honneur de vous nommer chevalier de l’Ordre national du Québec.¨

Monsieur Roger Lessard

Professeur à l’Université Laval depuis 1972. Vous avez été, monsieur Lessard, l’un des premiers chercheurs à prévoir que les polymères joueraient un rôle important dans les applications optiques et envisager l’utilisation de matériaux dits à changements de phases en optique, notamment pour l’enregistrement optique et la fabrication de guides d’ombres. Ces applications font maintenant partie de nos systèmes de communications optiques. Fondateur du Centre d’optique photonique et laser de la faculté des sciences et de génie de l’Université Laval, vous aviez, avant votre entrée à l’université, dessiné le Mark II, qui constituait l’une des premières applications du Laser CO2 TEA, développé par le groupe du docteur Jacques Beaulieu, du centre de recherche pour la défense de Valcartier quelques années plus tôt. Roger Lessard, j’ai l’honneur de vous nommer chevalier de l’Ordre national du Québec.

Monsieur Jacques Lévesque

Très rapidement, au début de votre carrière, vous vous êtes révélé comme l’un des spécialistes les plus en vue du monde communiste et oriental. D’ailleurs, sans rapport avec votre sujet d’étude, j’ai été un de vos premiers interviewers comme sociologue. Dans les premiers travaux de terrains que vous avez faits, vous avez passé plusieurs heures à me questionner, non pas avec quelques prémonitions de mon destin, mais parce que vous étiez mon voisin de chambre. Dans vos ouvrages, vous avez analysé les conflits sino-soviétiques et ceux de l’Europe de l’Est, de même que les relations entre l’URSS et la révolution cubaine. On peut dire d’une certaine manière que vous avez perdu votre spécialité par ailleurs, puisque ce grand ensemble n’existe plus et que le président Poutine disait récemment une remarque qui devrait vous plaire : ceux qui n’ont pas de nostalgie pour l’Union soviétique n’ont pas de cœur, et ceux qui veulent la reconstituer n’ont pas de tête. Votre réputation vous a valu d’être invité à plusieurs reprises à titre d’expert-conseil auprès du secrétaire d'État aux Affaires extérieures, et devant le comité parlementaire des Affaires extérieures du Canada ainsi qu’auprès de l’ambassade du Canada aux Nations Unies. Depuis 1999, vous êtes le doyen de la Faculté de science politique et de droit de l’Université du Québec à Montréal et le directeur du Centre d’études des politiques étrangères et de sécurité de cette même université, centre que vous avez d’ailleurs fondé vous-mêmes. Jacques Lévesque, j’ai l’honneur de vous nommer chevalier de l’Ordre national du Québec.

Madame Dominique Michel

Dominique Michel, vous occupez une place prépondérante sur la scène artistique québécoise depuis le début des années 50. Présente au tout début de la télévision, vous évoluée avec un égal bonheur dans les domaines de la chanson, du cabaret et du cinéma. Vos prestations au cabaret et à la télévision ont laissé à tous un souvenir impérissable. Au cinéma, vous vous êtes particulièrement distinguée dans Le crime d'Ovide Plouffe et Le déclin de l'empire américain. Qui ne se souvient pas de vos nombreux Bye Bye de fin d’année depuis les années 70 et de vos animations lors des galas du Festival Juste pour rire. Dominique Michel, j’ai l’honneur de vous nommer chevalier de l’Ordre national du Québec.

Madame Claire Oddera

Clairette, après vos débuts au cinéma, vous vous êtes tournée, Claire Oddera, vers la chanson. Vous avez fait carrière en Europe et ensuite au Québec et aux États-Unis. Au milieu des années 50, vous décidez de vous installer définitivement au Québec, et d’ouvrir votre boîte à chansons, La boîte à Clairette. Pendant 12 ans, vous en serez l’âme, l’âme de ce petit cabaret qui verra la plupart des grands noms d’aujourd’hui faire leurs premiers pas. D’ailleurs, ce petit cabaret, il est responsable de quelques faiblesses que j’ai eu dans mes examens de droit, mais je vous en suis éternellement reconnaissant. Par la suite, votre carrière d’interprète se poursuit dans des boîtes à chansons, dans des revues musicales et en tant que comédienne et animatrice à la télévision. Vous, que le milieu artistique appelle affectueusement «la mère supérieure», avez ouvert en 81 une école d’interprétation afin d’enseigner aux jeunes l’art de la scène et de leur transmettre ce que vous croyez être le plus important, le feu sacré. Claire Oddera, j’ai l’honneur de vous nommer chevalier de l’Ordre national du Québec.

Madame Julie Payette

Depuis l’obtention de votre diplôme de génie, vous avez participé à diverses activités de conception et de recherche en informatique notamment sur les interfaces personne-machine, le traitement du langage naturel et la reconnaissance automatique de la voix. Sélectionnée comme astronaute par l’agence spatiale canadienne en 92, vous vous êtes d’abord entrainée au Canada, après quoi vous avez travaillé comme conseillère technique pour le nouveau bras robotisé qui constitue la contribution canadienne à la Station spatiale internationale. En 1996, vous étiez choisie pour poursuivre votre entraînement comme spécialiste de mission à la NASA à Houston au Texas, et en 1999 vous faisiez partie de la mission STS-96, à bord de navette spatiale Discovery. Vous avez donc été la première Québécoise à effectuer une mission spatiale et à pénétrer dans la Station spatiale internationale. Julie Payette, vous fournissez à la jeunesse québécoise un modèle de rigueur et de ténacité dans la poursuite de votre idéal, j’ai l’honneur de vous nommer chevalier de l’Ordre national du Québec.

Monsieur Sam Pollock

Depuis votre entrée dans l’organisation du club de hockey Canadiens de Montréal, au cours de la saison 45-46, au côté de l’ex-gardien de but de l’équipe Wilf Cude jusqu’à votre départ en 78, vous avez occupé les postes de dépisteur en chef, de directeur du personnel et finalement de directeur gérant à partir de 1964. J’espère d’ailleurs M. Pollock que la joie d’aujourd’hui va vous consoler un peu de la peine d’hier. Après ses 14 années sous votre direction, la formation montréalaise aura remporté neuf coupes Stanley, dont quatre de façon consécutive. Ces succès constituent, sans nul doute, un sommet. À votre départ de Montréal, vous avez été nommé grand montréalais et depuis, vous avez été admis au temple de la renommée du hockey, et au temple de la renommée du sport. Sam Pollock, j’ai l’honneur aujourd’hui de vous nommer chevalier de l’Ordre national du Québec.

Monsieur John Porter                 

Détenteur d’un doctorat en histoire de l’art, vous menez, John Porter, une double carrière dans le domaine des musées et de l’enseignement depuis 1971. En 30 ans de carrière, vous vous êtes distingués par la polyvalence de vos travaux, l’ampleur de vos réalisations, la qualité des professionnels que vous avez formés et l’importance de votre contribution à la muséologie québécoise. Vos publications, expositions, séminaires et conférences ont largement contribué au développement des connaissances, au rayonnement de l’art québécois ainsi qu’au renouvellement des pratiques dans les musées d’art. Depuis 1993, vous dirigez les dessinés des musées du Québec, que vous avez su placer au cœur d’un grand réseau international. John Porter, j’ai l’honneur de vous nommer chevalier de l’Ordre national du Québec.

Madame Françoise Sullivan

Votre talent de créateur s’est exprimé aussi bien à travers la danse, la peinture et la sculpture que la photographie et la vidéo. Vous avez appliqué la philosophie des automatistes à votre démarche créatrice, caractérisée par un retour à une naissance et des formes primordiales, à une impulsion vitale, à une intériorité et à une liberté du geste. À la fin des années 40, vous conceviez des spectacles de danse très avant-gardistes qui ont changé pour toujours le paysage chorégraphique montréalais et dont vous sont redevables tous ceux qui s’identifient aujourd’hui à la nouvelle danse au Québec. En art visuel, votre carrière est également marquée par le risque et l’audace. Maniant toutes sortes de matériaux et de techniques, vous avez créé des installations bien avant l’heure, réalisé des performances et vous avez été parmi les premières à proposer le décloisonnement des genres, une avenue qui s’est avérée des plus fécondes en art. Françoise Sullivan, j’ai l’honneur de vous nommer chevalier de l’Ordre national du Québec.      

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